Je pense que nous allons sur la Lune parce qu’il est dans la nature de l’être humain d’affronter des défis. C’est dans sa nature, au plus profond de son âme… Nous avons besoin de faire ces choses comme le saumon a besoin de remonter le courant. Neil Armstrong.
En cette belle soirée d’été, l’un des plus beaux établissements culturels de la capitale, le Grand Palais, s’apprête à accueillir en son sein l’un des événements majeurs de ce mois de juillet. Forte d’une exposition au retentissant succès… La lune. Du voyage réel aux voyages imaginaires… qui débuta le 3 avril 2019 et s’achèvera demain, soit le 22 juillet, l’illustre et intemporelle institution se devait de célébrer ce jour anniversaire ! En effet, cinquante ans plus tôt… le 20 juillet 1969, le module lunaire EAGLE se posait à 20h17 sur la lune. Neil Armstrong et Buzz Aldrin, deux astronautes américains se trouvant à bord, fouleront par la suite, et ce, durant plus de deux heures… le sol du céleste satellite révolutionnant ainsi l’histoire de ce monde. C’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant pour l’humanité !
C’est pourquoi, le Grand Palais se devait de marquer l’instant, point d’orgue de son exposition temporaire… reflet relationnel liant l’homme à l’astre… symbolique d’une inspiration tant scientifique qu’artistique ! Invitée par l’un de mes amis de passage sur la capitale, je me retrouvais perdue au milieu d’une file interminable. Les portes ne tarderont pas à ouvrir, 19h approchant à grand pas. La soirée Mooon : nuit cosmique, sous l’égide de l’agence de conception et production événementielle We Love Art, s’annonce, qui plus est, pleine de promesses ! De ce fait, projections, performances et concerts rythmeront la nuit.
Enfin… la nef du Grand Palais, lieu des festivités, nous dévoile ses merveilles. Une lune immense… imposante… de 16 mètres de diamètre orne la coupole de verre, ravissant tous les regards. Au loin, un écran géant nous accueille. Le documentaire 8 Days To The Moon and Back du réalisateur Charles-Antoine de Rouvre vient de débuter. Relatant l’épopée d’Apollo 11, le film fut créé spécialement à l’occasion du 50ème anniversaire du premier pas sur la lune. Projeté en avant-première, sa sortie est initialement prévue le 24 juillet. Petits et grands s’installent, profitant de l’enseignement promulgué.
Non loin… des stands propices à la dégustation, dont une cuisine fusion à l’inspiration étoilée made in Guillaume Sanchez, l’une des révélations de l’émission Top Chef ! Une pause, histoire de se sustenter…. le souvenir déguisé d’une fugace complicité sous forme d’un Happn instantané… et l’artiste circassienne, Chloé Moglia, tente de faire un pas vers la lune, périple d’un temps suspendu. Telle une astronaute, la trapéziste nous ravira par deux fois se déplaçant le long d’une perche, ligne invisible alliant les lois de la physique et du vertige… portée par le halo musical et saxo de Marielle Chatain, compositrice et musicienne de talent.
Qui ne connait pas le tube interstellaire de David Bowie, Space Oddity ? Son écoute, lors de la retransmission de l’alunissage d’Appollo 11 par la BBC, propulsa ce titre, véritable ovni, vers la constellation du succès. De ce fait, le clip s’avérait être le support idéal à une création originale. C’est pourquoi, à l’occasion du cinquantenaire, le photographe et vidéaste, Ange Leccia nous offrait une vidéo à la fois hypnotique et poétique… entremêlant des images originales de Space Oddity à celles des archives lunaires !
La conférence réunissant deux célèbres astronautes issus de l’agence spatiale européenne, l’ESA, prend bientôt le pas sur la projection. Après avoir partagé leur ressenti vis-à-vis de cet événement majeur de 1969, et ce, tout en abordant les projets futurs liés à la Lune, Claudie Haigneré et Thomas Pesquet répondent aux questions qui fusent dans la salle. Le débat s’achève… suivie de la seconde et non moins époustouflante prouesse de Chloé Moglia.
Il est temps pour le Grand Palais de revêtir ses habits de lumière. Les rythmes mélodiques de la bande son du primé 120 battements par minute, film du réalisateur Robin Campillo, alpaguent un public en liesse. Entouré des sept musiciens du Don Van Club, le compositeur et musicien Arnaud Rebotini enflamme l’assistance… les pulsations de nos cœurs battant le tempo d’une house enivrante.
Très vite, minuit sonne…. La nef se transforme en dancefloor ! Le groupe british de synthpop, Hot Chip, s’empare des commandes jouant les DJ et ce… jusqu’au bout de la nuit. Mais il est l’heure de rentrer !
Les portes se referment. Un dernier regard… La lune est belle, ce soir !
Chantal Gonçalves
Mandatory Crédit : Photo by NASA/REX (Real lunar mission image)






